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Le premier et dernier amour – soi-même!

Le premier et dernier amour – soi-même!

L’histoire de Hansel et Gretel symbolise le couple représenté  par deux enfants se tenant la main à l’orée de la forêt devant trouver eux-mêmes leur chemin. On se sent pour le moins incertains lorsqu’on entre dans la forêt de la quête amoureuse sans cartes, ni  boussoles, sans certitudes et animés simplement d’un désir sincère empreint d’innocence de vivre un amour qu’on souhaiterait partagé, durable,  un amour qu’on imagine suffisamment heureux pour être le dernier.

Les enfants sont emmenés dans le bois, l’inconnu, le monde sans chemin et abandonnés à eux-mêmes. La nuit venue, ils retrouvent leur chemin grâce à la lune (sagesse féminine, réceptivité) ils seront ensuite guidés par deux oiseaux blancs: d’abord une colombe, qui les conduira jusqu’à une maison faite de sucreries (désir personnel, appétits, fixation orale, sécurité matérielle, première prise de conscience de la sexualité).  Puis un canard blanc les aidera à traverser la rivière (sécurité affective), passeur qui les conduit à un nouveau niveau d’amour et de conscience.

Hansel et Gretel doivent absolument agir ensemble et harmonieusement et se faire mutuellement et implicitement confiance.  Lorsque au bout de leurs forces, ils découvrent la maison de pain d’épices, ils se croient au paradis.  Hansel croque le toit (tête et esprit) tandis que Gretel grignote les vitres (âme).  La sorcière qui habite là les invite à entrer, les nourrit et leur offre un gîte pour la nuit.  Au matin, ils se rendent compte qu’ils sont captifs.

Dans les contes, les forces spirituelles pures, non entachés par les sens sont aussi symbolisés par une colombe ou autre oiseau d’une blancheur virginale.  La vieille sorcière infirme, représente l’intellect aveugle et fragmenté par l’analyse froide et déconnecté du coeur.  On s’éloigne de l’amour lorsqu’on cherche à trop analyser, prévoir, et la spontanéité (partie enfant) est souvent notre meilleur allié.  La sorcière qui voulait dévorer les enfants représente les zones ténébreuses de la conscience qui doivent être reconnues et purifiées par le feu.

A ce stade, les enfants échappent à un triste sort et Gretel (l’âme) a sauvé Hansel (l’intellect).  Cependant, ce chemin du retour devra se faire dans un nouvel état de conscience. Il leur faut traverser l’eau, la rivière du flux de la vie, sur les ailes de l’esprit (l’oiseau blanc).  Une fois que l’esprit s’est échappé du piège du monde des sens (la maison de sucre, l’amour physique) il commence à se souvenir de sa vraie maison, celle dont il est issu, l’amour éternel.

Nous possédons tous un aspect féminin (anima)et masculin (animus) et il est maintenant temps d’unir ces deux composantes dans un équilibre.  Hansel est le symbole de l’animus (l’action, la raison, l’esprit et l’énergie mâle)  et Gretel celui de l’anima, celui de l’énergie nourricière et féminine.  Ensemble, ils représentent le mariage divin.  Lorsqu’on regarde des enfants jouer, les nôtres ou ceux des autres, quelque chose de magnifique nous ramène à l’image de l’amour perdu, celui que nous avons connu ne serait-ce que lorsqu’on y croyait encore ou le vivions même si ça n’a pas duré longtemps.  C’est en s’abandonnant à la spontanéité de notre enfant intérieur que nous arriverons à créer de la magie dans notre vie et retrouverons notre  vraie nature qui est amour au-delà de tout!

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